jeudi 11 décembre 2014

Les Objectifs du projet de « Maison des Pays de Yasa-Kwaya-Mokamo» (Province de Bandundu) en République Démocratique du Congo

Préambule


Citation

D’après la « Théorie anthropologique traditionnelle », les êtres humains sont à la fois les êtres qui pensent et dont les préoccupations sont morales et intellectuelles, et des êtres qui agissent ou qui tentent de résoudre des problèmes pratiques. En tant qu’ils agissent, les hommes sont confrontés fondamentalement à des représentations qu’ils tentent de maîtriser pour s’adapter à leur environnement. En tant qu’êtres de pensée, ils essaient de comprendre et d’évaluer, et c’est en ce sens qu’ils prennent en compte les opinions de leurs semblables. En tout état de cause, ils préfèrent l’approbation à la censure et s’inquiètent de savoir s’ils ne sont pas de simples visionnaires (Ulf Hannerz, Explorer la ville. Eléments d’anthropologie urbaine. Les Editions de Minuit. Paris, 1983)

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Situation et contexte géographique du Territoire


Sur le plan national, le territoire des pays de Yasa-Kwaya-Mokamo se situe à l’Est de Masimanimba (ex. Fumuputu), chef-lieu de la Zone administrative (Département) de référence dans l’actuelle Province de Bandundu, en République Démocratique du Congo (R.D.C.) en Afrique centrale. Il fait partie des paysages géographiques de la « région naturelle » subtropicale du Plateau de Kwango Kwilu, à l’ouest de la Cuvette centrale africaine, dans sa partie régionale congolaise. 
C'est une contrée géographique habitée par les tributs faisant partie de l'ethnie Yaka du peuple Bantu de l'Afrique centrale tandis que le territoire, en soi se meurt, avec une histoire locale presque inexistante- et ses élites ne s’y sont que très rarement penchés.
En ce qui concerne aussi les productions agricoles et le monde paysan, il y a un grand besoin de pouvoir les identifier, d’en circonscrire les rayons d’action et de spécialités, et de travailler dans le transfert transversal des savoir-faire locaux pour booster le rendement de l'agriculture vivrière.

A l'heure des déclins des écosystèmes exploités du fait de la pression anthropique, quelles sont, par exemple, les pratiques culturales en vigueur et pour quel rendement ? De même, tandis que se réduit la distance ville-campagne, quels sont les vécus socioculturels de cette contrée aujourd’hui?
En effet, les études diagnostic l'ont déjà démontré que la percée de modes vies urbaines en milieu rural a comme conséquence, l’amoindrissement des activités traditionnelles et le recul des pratiques agricoles. Enfin, dans un contexte de vie rurale tournée vers l’économie du marché et les produits manufacturés issus du commerce ambulant, les populations autochtones ont du mal à suivre – du fait de leur pouvoir d'achat jugé insuffisant.
La percée de modes vies urbaines en milieu rural a comme conséquence, l’amoindrissement des activités traditionnelles et le recul des pratiques agricoles… Dans un contexte de vie rurale tournée vers l’économie du marché et les produits manufacturés issus du commerce ambulant, les populations locales ont du mal à y faire face – du fait de leur revenu insuffisant. 
La transhumance des populations et sociétés de campagnes vers les villes a cassé le "modèle" social traditionnel et aggravé indirectement les déséquilibres géographiques entre la campagne défavorisée et la ville émergente. Ne pas agir pour redynamiser certains territoires fragilisés, c'est accepté, en étant quelqu'un d'averti que des pans entiers des espaces ruraux soient effacés des almanachs socioculturels traditionnels.



La Problématique des Milieux ruraux

Nous nous sommes posé cette question essentielle : au moment où les limites entre villes et campagnes s’amenuisent alors même que l’histoire réelle des peuples de Kwaya-Yasa-Mokamo n’est pas encore écrite, que restera-t-il des traditions, us et coutumes si dans l’histoire présente, il n’en existe point des marqueurs hérités de la vie d’autrefois? Quels lègues traditionnels sauront résister aux ravages du développement moderne, des outils informatiques et des réseaux Internet pour ainsi devenir intemporels ? Comment mieux comprendre enfin ce qui se passe dans ces lieux de vie et dans ces campagnes qui rapprochent des gens, le font cohabiter, si le projet de société continue de les maintenir dans l’ignorance de leur passé ? Même si le droit coutumier est de moins en moins prééminent, des conflits latents ou déclarés entre communautés locales, avec toutes les souffrances qui en résultent, ne trouvent-ils pas racines justement dans cette forme d’ignorance d’une histoire commune ou fusionnelle ?

Voilà pourquoi nous avons initié le projet de Maison des Pays de Yasa, avec un volet socioculturel comprenant l’installation d’un Musée d’histoire locale. Ce travail de « Mémoires partagées » est une œuvre unique parce qu’initiée sur un terrain vierge, en impliquant les autochtones et les acteurs de tout bord intéressés et concernés- à travers un « Projet » anthropologique et socioculturel d’un territoire qui se racontera et s’illustrera.

L’humanisme plus large et intégral (contraire au modèle classique occidental) tel que prôné par Claude Lévi-Strauss doit être multipolaire, diversifié et décentré- dans la mesure où il rend compte de la multiplicité et de l’unité des mondes humains… Et la meilleure façon  de le diversifier est celui de considérer l’anthropologie sociale (dans le cas qui nous concerne), à côté de l’histoire, de la sociologie, de l’économie, etc. comme moyens de comprendre le « fait humain » à travers le temps. Tel est le contexte de cette contrée de Yasa en République Démocratique du Congo. Car toutes les connaissances interdisciplinaires sont nécessaires pour compléter les pages d’histoire d’une communauté, des sociétés ou d’une Nation. Et la meilleure contribution à toute œuvre d’histoire en question ne peut être apportée en première ligne que par tous ceux et toutes celles qui l’ont mieux vécue et donc, peuvent mieux en témoigner, en participant à sa gravure écrite et intemporelle. Pour ainsi paraphraser Claude Lévi-Strauss (1954) disant que ‘‘comme les autres, la civilisation occidentale accomplit sont temps et remplit son destin ; peut-être le moment est-il venu pour elle de passer la main’’ aux autres Civilisations. – il y a lieu de réaffirmer surtout que le temps est venu aux peuples africains en général et aux habitants des pays de Yasa et des territoires associés, de transcrire leur histoire passée et présente. Cela voudrait dire puiser dans leurs propres quotidiens et marmites des connaissances et des souvenirs, les différents repères et totems qu’ils sauront partager avec les autres générations universelles. 


Objectifs du Projet

De tout ce qui précède, les objectifs du projet de « Maison des Pays de Yasa-Bonga-Kwaya-Mokamo », en sigle, MAPYK, sont nombreux et inter-connectés. Mais l'objectif fédérateur de tous, c'est de "contribuer à l’attrait du territoire du secteur Mokamo en général, à travers des initiatives de projets et de programmes de développement local innovant, sans toujours s’appuyer sur des vieilles structures géographiques héritées de l’époque coloniale et des œuvres missionnaires. 

Le Musée du Territoire prévu dans un des volets du projet en deviendra un "Graveur de Mémoire" pour que des souvenirs et des pages d’histoires des hommes et des territoires, membres de cette société traditionnelle, se transmettent de génération en génération, avec des symboles réunis en un seul lieu. Un Musée d’histoire locale et d'initiative populaire est une démarche rarissime dans la pensée humaine traditionnelle comme dans la démarche des acteurs habituels de développement local. Ce musée serait un véritable lieu de culture et d'histoire locale dans ses ambitions et dans sa programmation. C'est en quelque sorte un juste retour de l’ordre normal des choses, en se faisant une place de choix dans le concert de la nation congolaise, et dans la nouvelle donne géographique régionale du Kwilu décentralisée.  

Dans la Grande marche de l’histoire régionale, un Musée des pays de Yasa-Kwaya-Mokamo intervient dans la logique des choses. L’initiative ne vise pas à  nous faire un Nom ni une quelconque notoriété, au contraire, elle est pertinente dans la mesure où la prise de conscience est d’époque. Il n’y a qu’à prendre connaissance du « Manifeste du 8 mai 2012 » (Journal Libération, Paris, 2012) signé  par un groupe d’intellectuels français exigeant la mise en place d’un « musée des histoires coloniales »[1].  ; lesquels intellectuels se réjouissaient  d’avoir vu apparaître dans les programmes des candidats à l’élection présidentielle de 2012 des projets muséaux, instituts et autres organismes culturels censés offrir une visibilité à des récits jusqu’alors exclus de la «Grande» histoire de France tels que l’histoire de l’esclavage et de ses abolitions, les «cultures noires», l’histoire des harkis, des «pieds-noirs», des colons…


[1] Parmi les signataires figuraient Jean-Christophe Attias, Esther Benbassa, Pascale Boistard, Ahmed Boubeker, Patrick Chamoiseau, Alexis Corbière, Catherine Coquery-Vidrovitch, Didier Daeninckx, Driss el-Yazami, Benoît Falaize, Eric Fassin, Olivier Ferrand, Bariza Khiari, Jacques Martial, Fadila Mehal, Achille Mbembe, Olivier Poivre d’Arvor, Claudy Siar, Benjamin Stora, Yazid Sabeg, Christiane Taubira…


Le Pôle Multimédia

Le  << Pôle multimédia >> comprendra une Station de Radio-Télévision rurale, un carré Informatique et une Médiathèque ou centre de documentation.

La radio-télévision locale est une passerelle audio-visuelle d’expression et d’expériences locales partagées. La station radio servira de passerelle radio-phonique et de retour d'images télévisuelles pour des territoires et des habitants en pleine mutation culturelle et au tournant de leur histoire politique et socio-économique.
Cette action répond surtout à un impératif socioculturel pour fournir aux nombreux groupes scolaires locaux, aux communautés de base et aux ressortissants de la contrée de la collectivité Mokamo de la Documentation pluridisciplinaire.La production des documentaires et des supports multimédias, en collaboration avec la Station Radio-Télévision s'articulera sur des sujets divers et sur des éléments de leur propre histoire.

Anthropologie, Histoire, Géographie, Santé publique, Culture générale et Dessins animés constitueront la base documentaire qui sera enrichie au fil des ans.

Une Maison de santé communautaire

C’est un dispensaire et un pôle des soins de santé primaire et de première urgence en milieu rural. 
Il assurera également et surtout la mission de pôle de médecine préventive et de formation sanitaire, à travers la sensibilisation des populations aux endémies et pandémies qui sévissent avec acuité dans leur secteur de vie et/ou au niveau national. 


Notre posture scientifique

En voulant réactiver la mémoire d’un territoire et de ses hommes, il faut souligner au passage que beaucoup de tenants de cette histoire locale et des souvenirs de la contrée de Yasa-Bonga-Kwaya-Mokamo n’y sont plus. ‘‘En Afrique, lorsqu’un vieillard meurt, c’est toute une bibliothèque vivante qui disparaît avec lui (Cheik Ante Diop)’’. Quels gâchis, donc, de n'y avoir pas pensé plus tôt (la faute aux élites locales) pour faire parler de leur vivant, les Grands chefs coutumiers d’autre fois.
Cependant, dans les pleures de ce peuple autochtone et de ses tributs locales (Mbala, Ngongo, Songo et Yansi) comme en parcourant ses territoires en mutations, il existe des polyphonies qui interrogent le passé, peignent le présent et scrutent l’avenir. Mais face à ces diverses complaintes existentielles, les autochtones ne peuvent seuls y apporter des réponses plausibles et durables. Le vide constaté sur le terrain concernant l'absence des structures de portage de mémoire justifie cette initiative communautaire qui nous tient à cœur qu’est l’aménagement de la « Maison des Pays de Kwaya-Mokamo-Yasa) dont nous sollicitons l'appui des autres acteurs de développement et la mobilisation continue des populations locales impliquées. 
Notre parcours scientifique et d’agent de développement local nous invite à vaincre nos préjugés, et à prendre du recul dans notre démarche épistémologique pour corriger nos observations. L’esprit de ce travail y est intimement attaché pour garantir l’objectivité du projet, sa pertinence historique et son ancrage anthropologique et sociologique ainsi que ses atouts et impacts sur le territoire de prédilection. 

Telle peut être notre contribution dans l’enrichissement du patrimoine local et régional.


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(Gody Munap', chercheur associé en Géographie & Aménagement du Territoire)
Lyon, décembre 2014



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Yasa-Bonga-RDCongo. YbC.com: Les Paradoxes congolais : chômage des masses et mi...: Fig. : Situation de la RDC en Afrique centrale et sur l

Lu Pour Vous. Afrique Sciences & Santé : La pandémie d'Ebola, crise et historicité

Alors qu'un premier cas vient d'être découvert aux Etats-Unis, Peter Piot, codécouvreur du virus Ebola en 1976, revient dans le New Scientist sur les prémices des flambées épidéiques.

Vous avez découvert le virus Ebola en 1976. Dans quelles circonstances ?
Mon laboratoire a reçu un échantillon de sang d'une religieuse qui était morte au Zaïre (l'actuelle République démocratique du Congo). On lui avait diagnostiqué une fièvre jaune, mais, quand nous avons isolé le virus, il s'est avéré qu'il ne ressemblait à rien de ce que nous connaissions. Sous le microscope électronique, il ressemblait à un ver.
Puis nous avons été informés par l'Organisation mondiale de la santé de l'apparition au Zaïre d'une épidémie majeure présentant un taux de mortalité élevé. Elle nous a demandé d'arrêter nos recherches car notre laboratoire n'était pas équipé pour les virus dangereux. Nous avons donc envoyé le virus aux Centres de contrôle et de prévention des maladies, à Atlanta, et ils nous ont confirmé qu'il s'agissait d'un nouveau virus.
Que s'est-il passé ensuite ?
L'étape suivante consistait à essayer de découvrir comment le virus se transmettait et à tenter d'enrayer l'épidémie. Avec une équipe, je me suis donc rendu dans la zone épidémique, située dans le nord du Zaïre, au cœur de la forêt équatoriale. C'était mon premier séjour en Afrique, j'avais 27 ans et aucune expérience. Mais nous avons fait notre travail de détectives et élucidé le mode de propagation du virus.
Etes-vous surpris par la gravité actuelle de la situation, près de quarante ans après la découverte du virus ?
Oui. L'épidémie d'Ebola a fait davantage de morts que toutes les flambées précédentes réunies. C'est le résultat d'un malheureux concours de circonstances : un virus tapi dans la forêt, vraisemblablement transmis par des chauves-souris ; des habitants plus exposés en raison de la déforestation et d'autres facteurs ; une perte de confiance dans les autorités après des décennies de guerre civile et de corruption du régime ; enfin un système de santé affecté de dysfonctionnements. Il y a aussi les croyances bien ancrées sur les causes des maladies, les rites funéraires traditionnels qui obligent la famille à toucher le corps et la méfiance à l'égard de la médecine occidentale. Autant de facteurs qui expliquent la réaction très lente à l'épidémie d'Ebola, tant sur le plan national que sur le plan international.
En quoi la réaction internationale a-t-elle été insuffisante ?
Nous avons trop tardé. Même à présent que nous avons renforcé notre soutien, nous sommes toujours à la traîne du virus. L'épidémie se propage. Le nombre de morts augmente de semaine en semaine.
Des traitements expérimentaux sont à l'essai. Pourquoi ne s'y est-on pas attelé plus tôt ?
Après la frayeur engendrée en 2001 par les attentats à l'anthrax, le programme de lutte contre le bioterrorisme financé par le ministère de la Défense américain a permis de mettre au point un certain nombre de vaccins et de traitements expérimentaux contre Ebola. Mais, depuis, ces financements se sont taris. Jusqu'ici, Ebola ne représentait pas un problème de santé publique comparable au sida, au paludisme ou à la mortalité infantile. Désormais, il faut accélérer la validation des vaccins expérimentaux et fournir des soins palliatifs.
Quels sont les traitements les plus prometteurs ?
Pour le vaccin, nous devons encore effectuer les essais humains. La procédure prendra des mois, et il se pourrait que ce soit trop tard pour l'épidémie en cours. Pour un traitement, on peut utiliser du plasma ou du sérum sanguin de malades guéris : après une maladie infectieuse, on a un taux très élevé d'anticorps dans le sang. Mais il faut être sûr que les traitements sont bien validés. Pour la prochaine épidémie, nous devrons disposer de stocks de vaccins et de traitements qui puissent être distribués immédiatement.
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Peter Piot
Après avoir été directeur exécutif de l'Onusida jusqu'en 2008, le médecin belge Peter Piot est aujourd'hui professeur à la London School of Hygiene & Tropical Medicine. A l'époque où il a découvert le virus Ebola, en 1976, il travaillait à l'Institut de médecine tropicale d'Anvers, en Belgique.

LU POUR VOUS Encore une stigmatisation scientifique : L'origine hypothétique du Virus du Sida en Afrique

SANTÉ Le virus du sida est apparu dans les années 1900, au Cameroun

Selon un article paru dans Science, le virus qui a donné naissance à l'épidémie du sida aurait contaminé l'homme dans les années 1900, au Cameroun, avant de remonter le réseau ferré africain.
C'est l'histoire d'un voyageur. Un voyageur qui aurait quitté le Cameroun pour se rendre à Léopoldville, au Congo belge [devenu la république démocratique du Congo (RDC)]. Il a emmené avec lui un rétrovirus, que lui avait probablement transmis un singe. Ce virus, c'est le VIH. C'est ce que relate un article de virologie publié dans Science le 3 octobre. Selon les travaux de l'équipe dirigée par Oliver Pybus, de l'université d'Oxford, le virus se serait ensuite répandu le long des voies de chemins de fer, avec les mouvements de population.
Les scientifiques ont reconstitué son parcours en utilisant la phylogénie, discipline qui permet de reconstituer les origines d'un organisme, notamment en se fondant sur l'étude de son génome. Leurs travaux se sont orientés uniquement sur l'étude des séquences de gènes VIH stockées au laboratoire national de Los Alamos, au Nouveau-Mexique (Etats-Unis).
L'arbre généalogique du virus
L'idée initiale de l'étude était de comprendre pourquoi le virus du sida avait pu créer une véritable pandémie. Les chercheurs en sont venus à reconstituer l'arbre généalogique du HIV à partir d'échantillons de sang contenant le virus : 348 provenant de RDC, et 466 des pays voisins. Leurs analyses ont confirmé que tous ces virus avaient un ancêtre commun remontant aux années 1920, comme l'avaient déjà suggéré des études précédentes.
La nouveauté, c'est que le chemin de fer aurait joué un rôle majeur dans la propagation du virus, expliquent les chercheurs, qui sont parvenus à dater précisément l'arrivée des variantes du VIH dans les villes de RDC. L'article explique également le grand déploiement de l'une des variantes du virus – le groupe M – présent à Kinshasa [capitale de la RDC], par deux causes : une industrie du sexe plus importante qu'ailleurs dans cette ville, et, peut-être, des campagnes de santé publique dans lesquelles les équipements servant aux injections n'étaient pas correctement stérilisés. Des scénarios qui restent encore à démontrer.

CARTOGRAPHIE

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vendredi 5 décembre 2014

LE CYCLE ÉCOLOGIQUE ET NATUREL A L’ÈRE DU TEMPS COSMIQUE: Face aux calamités naturelles dans les territoires...

LE CYCLE ÉCOLOGIQUE ET NATUREL A L’ÈRE DU TEMPS COSMIQUE: Face aux calamités naturelles dans les territoires...: Face aux calamités naturelles dans les territoires humanisés, est-ce le Monde des humains qui change ou c'est la nature qui reprend ses...
Face aux calamités naturelles dans les territoires humanisés, est-ce le Monde des humains qui change ou c'est la nature qui reprend ses droits ?

Un monde qui change… Une population qui augmente. Une nature qui se dégrade. Les images sont de plus en plus instantanées mais le spectacle relève bien souvent de tragédie humaine sur le concert des nations.
Le vent de la terre qui souffle de plus en plus fort dans l’atmosphère sème de des dégâts dans l’environnement… La vision est indescriptible : les torrents qui déballent en serpentant les allées et les maisons, les crépitements des arbres qui tombent, les toitures des bidonvilles et autres installations qui s’envolent, des villas de beaux quartiers des bords de mer qui vacillent et s’inondent, comme toutes ces boues qui ensevelissent des souvenirs accumulés au fil des ans et de vies, offrent au passage, un paysage de fin du monde.  
Ainsi raisonnent dans la nature, en ce moment précis, d’autres sons de cloches écologiques qui engloutissent les cris d’alarmes et d’au secours des Hommes dépourvus et sans ressources pour faire face à ce qui leur arrive. Du Nord comme au Sud, le sinistre balaie les images de notre époque.

Tel est le chant qui raisonne dans les profondeurs des vies et dans l’environnement habité par des Peuples d’Afrique et d’ailleurs, Paysans et Urbains, à la croisée des « Chemins » de la Démocratisation, de la Mondialisation, du Réchauffement climatique ou alors de remise en cause effective de modèles de sociétés et d’aménagement urbain.

(Gody K'an, Lyon, décembre 2014)